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 Aphaëon

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trickytophe
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MessageSujet: Aphaëon    Jeu 26 Avr 2012 - 13:37

La cité libre d’Aphaëon propose un premier cadre de jeu et de campagne pour Antika. De par son côté cosmopolite, de par sa taille, et de par sa variété, cette ville fournit aux MJs et aux joueurs de multiples possibilités d’aventures.

Localisation

Aphaëon se situe sur les côtes sud de la Mer du Milieu. Elle est édifiée sur les Rivages d’Ivoire. Il s’agit d’une région chaude* qui borde également les deux puissants royaumes voisins d’Hymérie et de La Cassalie.

*Au niveau du climat, de la faune et de la flore, à titre de comparaison, la cité se situe dans une région méditerranéenne.

Description générale

Aphaëon est une immense mégapole antike. Il s’agit actuellement de la plus grande cité de la Terre Sacrée. Elle compte plus d’un million d’habitants. Gigantesque, elle s’étend sur une superficie qui équivaut à la taille d’un vaste domaine seigneurial. Ses murailles sont visibles à des lieux à la ronde. La nuit, ses lumières servent de phare aux navires de haute mer.

Aphaëon est une cité riche et prospère. Elle tient sa richesse à la fois à son immense port, qui est un point de passage traditionnel pour quasiment tout le commerce du sud de la Mer du Milieu, mais aussi grâce à ses universités réputées qui forment depuis longtemps l’élite intellectuelle et nobiliaire de la Terre Sacrée.

Aphaëon est organisée en quartier (au sens propre du terme) qui ont chacun une fonction et qui accueillent une certaine couche de la population (exemples : le Quartier de la Roue qui accueille les artisans et leurs ateliers, le Quartier de la Bourse qui accueille les commerçants et leurs boutique, le Quartier du Glaive qui accueille les militaires et leurs casernes, etc…). Seuls, le centre historique de la ville et le port échappent à cette organisation stricte et très compartimentée.

Il est à noter que la ville compte également des quartiers raciaux spécifiques (exemples : le Quartier des Écumes qui accueille les sirènes et les tritons ainsi que leurs demeures sur pilotis, le Quartiers des Cimes qui accueille les harpies et leurs nids vertigineux, les familles centaures logent principalement dans les faubourgs de la cité.)

Le centre de la ville, aussi appelé « La Tête », contient les temples, le Palais du Conseil des Sages, de vastes jardins publics avec des amphithéâtres et les demeures des plus riches notables et de certains conseillers.

Le port, qui comprend également les docks et leurs abords, occupe toute l’extrémité nord de la ville.

Bien sûr, malgré la manne des produits de la mer et de l’importation, vu sa taille, Aphaëon ne pourrait pas vivre sans terres agricoles extérieures pour l’alimenter. C’est pourquoi, la cité domine tout un domaine, populairement appelé « Le Ventre », autour d’elle où s’étendent de riches terres arables et forestières. De nombreuses fermes et autres exploitations agricoles se développent sur cette campagne débordante d’activité. Ses terres ont été achetées aux royaumes voisins au fil de l’expansion progressive de la cité.

Le statut de cité franche, riche, progressiste et tolérante, attire continuellement un flot de voyageurs et d’étrangers à tel point que des faubourgs impressionnants se sont peu à peu érigés au pied des murailles donnant encore plus à la ville l’aspect d’une fantastique fourmilière.

Organisation politique

Aphaëon a toujours été une cité libre car elle n’appartient à aucun des deux royaumes voisins, ni à aucune autre nation étrangère. C’est ce que l’on appelle une cité franche dans le sens où elle dispose de son propre gouvernement et qu’elle met donc en place sa propre politique intérieure et extérieure.

Aphaëon est dirigée par Le Conseil des Sages appelé plus simplement Le Conseil. C’est une assemblée constituée des plus éminents érudits de la ville. Ces conseillers sont élus à vie par leurs confrères au sein des universités locales. Selon l’importance de l’université, celle-ci bénéficie d’un nombre plus ou moins important de sièges au Conseil. Le Conseil désigne à sa tête un chef nommé Grand Sage. Celui-ci a pour fonctions principales d’administrer Le Conseil, de trancher les litiges et de représenter politiquement Aphaëon aux yeux du monde.

Le Conseil, pour faire appliquer ses décisions, utilise un nombre faramineux de fonctionnaires d’état. Ceux-ci sont chargés de gérer, d’administrer et finalement de faire vivre au jour le jour la plus grande ville du monde.

Pour maintenir l’ordre, Le Conseil entretient une milice professionnelle qui est à la fois une police et une armée, nommée « La Garde d’Encre » en référence aux uniformes bleu sombre de ses membres. La Garde d’Encre est basée principalement dans le Quartier du Glaive mais on retrouve des postes mineurs un peu partout dans la ville. Des patrouilles sillonnent jour et nuit les rues. La Garde compte également des marins et quelques navires de guerre. Des gardes d’élite assurent la sécurité de la Tête et la protection du Grand Sage. On les nomme Les Parfaits. La Garde d’Encre est relativement efficace et bénéficie d’une bonne réputation même si la corruption y est présente aussi, comme partout.

Histoire

Aphaëon existe depuis bien longtemps. Elle a été fondée par une ancienne secte maintenant disparue vouée à Iphaïos, Les Adorateurs de l’Encre. Ces érudits passionnés prônaient le renoncement de soi au profit du savoir. Au commencement, les sectateurs ont acheté une petite bourgade isolée et ses terres alentours au jeune royaume de Cassalie pour y établir une grande bibliothèque, siège de leur ordre.

Peu à peu, ces érudits se sont forgés une solide réputation en étant d’excellents professeurs. Ils ont ainsi attirés à eux de puissants mécènes cassaliens ou hymériens à la recherche du savoir qui rime souvent avec pouvoir. Rapidement, la bourgade devenue petite ville vu arriver de plus en plus de monde voulant profiter des richesses des nantis venus y étudier. Progressivement, grâce à diverses alliances politiques et autres rachats de terre, la petite secte a nécessairement établi les bases de la cité d’aujourd’hui.

L’activité commerciale florissante s’est installée par la suite car il fallait bien nourrir tout ce petit monde et lui fournir tout le confort possible. Un marchand hymérien de génie, nommé Arturo Milfas, a eu l’idée d’inspirer aux dirigeants de la secte la construction d’un vaste port moderne. Sous son l’impulsion, la ville a considérablement accéléré son essor économique en s’ouvrant sur le monde lointain au-delà de la Cassalie et de l’Hymérie.

Cependant, cette ouverture sur la Terre sacrée a eu aussi son revers. Peu à peu, dépassée car trop conservatrice, la secte a perdu de son influence au profit d’écoles venues s’installer de l’étranger et proposant de nouveaux savoirs.

Profitant des voies de communication maritimes, du réseau et de la réputation d’Aphaëon, ces écoles se sont développées au point de devenir de véritables puits de connaissance mondiaux. Par la suite, en acquérant le statut de grandes universités, elles ont fini absorber la secte originelle.

Au fil du temps, Aphaëon a connu bien des événements et bien des troubles. Il est impossible d’en retracer l’ensemble. Mais, l’essentiel est qu’elle a toujours été préservée du pire, restant Le Phare de l’Intelligence (son surnom le plus populaire).

On peut cependant noter qu’avant la Grande Guerre, il n’était pas rare qu’Iphaïos lui-même, le Dieu de l’Intelligence et de la Soif de Création, se rende à Aphaëon pour y rencontrer les plus éminents érudits et se divertir. Par la suite, pendant la Grande Guerre, Iphaïos a d’ailleurs fait d’Aphaëon son quartier général. La ville est devenue dès alors un des bastions inébranlables des forces divines. De plus, malgré leur fragile condition d’érudit, les sages de l’époque n’ont pas hésité à s’investir fortement et durablement auprès des forces divines contre Arcanos. Ils ont apporté tout au long du conflit leur soutien aux dieux et à leurs alliés à travers leurs connaissances certes mais aussi et surtout grâce à leurs immenses richesses et à leurs appuis diplomatiques.

Contexte actuel

Aujourd’hui, la ville est dirigée par le Grand Sage Thessalion, le célèbre chroniqueur. On dit qu’il est un descendant d’Iphaïos lui-même. Thessalion est vieillissant. C’est un homme épuisé qui ne pense plus qu’à se réfugier dans ses sacrosaints livres. Il n’a plus vraiment la force d’incarner un dirigeant solide et fédérateur.

Pourtant la ville en aurait bien besoin car Le Conseil est agité par de nombreux remous. En ces temps incertains et difficiles, les sages veulent trop souvent favoriser avant tout leurs universités respectives, au mépris de l’unité d’Aphaëon en elle-même.

De plus, Aphaëon reste riche certes mais elle l’est moins qu’avant la Grande Guerre. Au niveau commercial, la ville doit faire face à la concurrence portuaire étrangère. Au-delà, d’une manière plus générale, le commerce en Mer du milieu est moins florissant et plus risqué.

Parallèlement, les universités attirent moins d’élèves. En ces temps troublés, les familles puissantes préfèrent souvent se tourner plutôt vers l’épée que vers la plume.

Ainsi, pour faire face à leurs difficultés financières actuelles, les universités font souvent appel à des fonds étrangers voire même à des fonds d’origine douteuse. Cela a largement tendance ensuite à influencer les conseillers dans leurs décisions politiques. Au fil des années, il faut bien reconnaître que les mortels sont devenus amers et que les nations sont devenues envieuses.

Au-delà de ce contexte intérieur déjà difficile, à l’extérieur, les choses ne vont pas mieux. Le roi Xéras Ier de Cassalie, un homme jeune et ambitieux, aimerait bien faire d’Aphaëon une province cassalienne. Après tout, auparavant, la ville faisait partie des terres ancestrales de Cassalie. Le royaume voisin d’Hymérie, rival héréditaire de la Cassalie, voit cette idée d’un bien mauvais œil. Pour le vieux roi Fégor d’Hymérie, il est clair que si Xéras Ier récupérait la cité d’Aphaëon, il serait en mesure par la suite d’annexer à son tour L’Hymérie. Cela est inacceptable. Après tout, la ville doit son développement économique à un hymérien en la personne du marchand Arturo Milfas.

De plus, pour des questions de rivalités religieuses et d’orgueil mal placé, les clergés d’Iphaïos et de Janos se disputent l’influence spirituelle de la ville ce qui complique largement un climat actuel déjà bien tendu. Les prêches des deux Hauts Prêtres locaux qui ne se supportent pas sont de plus en plus véhéments. D’ailleurs, certains prêtres accompagnés de quelques fervents fidèles en sont venus aux mains dans les rues de la ville, au cœur de La Tête. La Garde d’Encre a du intervenir.

En résumé, des heures sombres s’annoncent pour Aphaëon. Surtout si on écoute les récits étranges colportés dans les tavernes enfumées du port et qui racontent que d’inquiétantes créatures auraient été aperçues rôdant dans les ombres de la ville. Certains haruspices auraient même trouvé des serpents au cœur des entrailles de leurs victimes. Certaines pythies auraient rêvé de ténèbres dévorantes, de cris terrifiants et de sang maculant la mer…


_________________
Camilla : Vous devriez, monsieur, vous démasquez.
L'étranger : Vraiment ?
Cassilda : Vraiment, il est temps. Nous avons tous ôté nos déguisements, sauf vous.
L'étranger : Je ne porte pas de masque.
Camilla (terrifiée, à Cassilda) : Pas de masque ? Pas de masque !
Le Roi en jaune, acte I, scène II.
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